PUPPETMASTAZ

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À la fin des années 90, Mister Maloke quittait Crooklyn pour Berlin et lançait seul le premier « Congress of Puppetry ». Très vite des marionnettes de tous les continents l... read more
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Biography

À la fin des années 90, Mister Maloke quittait Crooklyn pour Berlin et lançait seul le Premier « Congress of Puppetry ». Très vite des marionnettes de tous les continents le rejoignirent, et les plus motivées formèrent un crew Hip Hop avec la ferme intention d’être enfin entendus par les humains. Quelque part entre le Muppet Show et le Wu-Tang Clan, le phénomène Puppetmastaz était né.

Après des premiers pas dans les clubs underground berlinois, et quelques apparitions sur des chaînes télé locales, les Puppetmastaz sortaient leur premier album « Creature Funk » en 2003. Depuis, les créatures ont sillonné l’Europe, et quelques autres régions du globe, et sorti un deuxième album « Creature Shock Radio », rencontrant une audience toujours plus grande. Aujourd’hui, les altercations avec les humains qui jalonnent l’histoire du clan Maloke sont plus que jamais d’actualité. Fidèles à leur réputation de bébêtes délurées, un rien subversives, elles ont ensuite sorti leur troisième album « The TakeOver », qui participera à la propagation de la guérilla.

Après les évènements de Marseille (novembre 2007, résidence à la Friche de la Belle de Mai), où le gang de marionnettes rappeuses avait organisé la rébellion, l’idée du Takeover, de prise de pouvoir, se développe. Occupation des médias locaux, conférence de presse, manifestations, propagande… Leur séjour marseillais s’était achevé par un véritable putsch lors de deux concerts, où le public avaient soutenu le mouvement en amenant sa propre marionnette.

Aujourd’hui, la communauté continue de s’agrandir. A la fois titre du nouvel album et nom du mouvement politique, le Takeover est avant tout un concept spirituel. Lors de notre entretien dans le repère berlinois des Puppets, Mister Maloke nous éclaire sur sa vision: « L’humain délivre l’énergie à la marionnette, puis il perd conscience. Alors nous, les marionnettes, pouvons le manipuler à notre tour. Nous avons réalisé que les hommes, à toujours vouloir tout contrôler, ont perdu la connexion avec les choses. Ce qu’on appelle le Takeover, c’est le moment où l’humain oublie cette volonté de contrôler le monde. Le moment où il se laisse contrôler par sa créature intérieure. »

Pour Maloke et les autres, il s’agit de créer les conditions nécessaires pour que chacun laisse son ego derrière lui et laisse libre cours à son imagination. Après l’échec avéré du mouvement humain « love and flower », les Puppetmastaz revendiquent le mouvement pantin « glove and power ». Ils veulent sauver le monde, ou tout au moins le rendre un peu meilleur, non pas à coups de fleurs, mais avec chaussettes et gants brandis sur chaque poing, révélant la créature sommeillant en chaque humain. La Puppet Buddha, maître spirituel du crew, explique que « le hip hop et la politique sont une seule et même chose , des personnes exprimant leur opinion dans les deux cas ». Mais le crew n’a pas soudainement basculé dans la politique, et le Takeover n’a rien à voir avec une opération marketing. Pour les Puppetmastaz le hip hop serait donc un « véhicule » pour leur message. Un simple langage à en croire leur ancien boss Patrick Wagner (du label berlinois Louiseville Records), qui voit dans les Puppetmastaz de « vrais rockers hors de tout contrôle, et fans d’AC/DC, qui font du hip hop faute de pouvoir jouer du rock avec leurs trois doigts ». « Ils n’ont pas peur de mélanger les genres (de la west coast à l’électro) dans leur style toujours très imagé », souligne Jakob Karsten, leur manager des « affaires humaines ».

Les Puppets revendiquent leur puppet-style comme un style unique. Au-delà de leurs poses gangstas et de leur flow ravageur, leur musique oscille entre « Culture Cirque » et « Culture Club ». Hors des cadres, hors limites, leur « groovy-happy-funky style » vient du mélange de leurs différentes influences rythmiques et du malin plaisir qu’elles prennent à tordre le cou aux clichés. Un esprit joueur et un humour satirique, pour un rap bien troussé, des beats bien placés, et du groove baby ! Attention, ce freakshow, impitoyable envers la pop et libre comme le jazz, propagerait toujours bonne humeur et irrépressible envie de bouger !

So « bring your own puppet » and « join the movement ! »

by MARION KERBOEUF